21 Février 2017

Mars Express

Lancée en juin 2003 par l’ESA, la sonde Mars Express a trois objectifs principaux : cartographier la planète Mars, analyser son sous-sol et étudier son atmosphère. En novembre 2016, le Comité des programmes scientifiques (SPC) de l'ESA a confirmé l'extension de la mission jusqu'à la fin 2018.

Lancée le 6 juin 2003, la sonde Mars Express s'est positionnée en orbite martienne le 25 décembre 2003, avec trois principaux objectifs : dresser une cartographie complète de la planète rouge avec une résolution de 10 m/pixel ; analyser son sous-sol afin de détecter la présence d'éventuelles poches d'eau ou de glace et analyser finement la composition de son atmosphère et de son ionosphère. Une mission dont la sonde européenne s’est parfaitement acquittée, puisqu'au cours de la la décennie, elle a obtenu de précieux résultats parmi lesquels la détection d’argiles confirmant la présence passée d'eau liquide à la surface de Mars, la détermination de la nature des calottes polaires de Mars avec une estimation du volume d'eau stockée, et la réalisation d'une analyse précise de la composition de l'atmosphère martienne et de ses interactions avec le vent solaire. Grâce à ses survols successifs en juillet 2008, mars 2010 et janvier 2011 de la petite lune martienne Phobos, Mars Express a également permis d'obtenir des images inédites de cette dernière.

Il est à noter qu’en 2003, Mars Express avait quitté la Terre avec à son bord un petit atterrisseur appelé Beagle 2, destiné à se poser à la surface de Mars : largué le 19 décembre 2003, il n'a malheureusement plus jamais donné signe de vie. Sur les trois instruments à bord de Mars Express, deux sont sous maîtrise d’œuvre française. Tout d’abord, il y a OMEGA (Observatoire Martien pour l'étude de l'Eau pour les Glaces & l'Activité), un spectro-imageur conçu par l’IAS (Institut d'Astrophysique Spatiale, Orsay) et le LESIA (Laboratoire d'Etudes Spatiales et d'Instrumentation en Astrophysique, Meudon), dont la mission est d’étudier la minéralogie de la surface de Mars.

Le deuxième instrument est également sous maîtrise d’œuvre française, il s’agit de SPICAM (SPectroscopy for the Investigation of the Characteristics of the Atmosphere or Mars), un spectromètre dédié à l’analyse de l’atmosphère martienne développé par le LATMOS (Laboratoire Atmosphères, Milieux, Observations Spatiales, Paris-Guyancourt). Quant au CNES, son rôle dans le développement et l'exploitation de Mars Express est central : l'agence française a fourni un support technique et financier au développement d’OMEGA et de SPICAM, et a également assuré la réalisation du segment sol de ASPERA (Analyser of Space Plasmas & EneRgetic Atoms), le troisième instrument à bord de Mars Express auquel la France contribue. Développée dans le cadre du programme scientifique Horizon 2000 de l’ESA, la mission Mars Express est prolongée jusqu'à fin 2018.